TOPDOWN
de LA TRIOCHKA

La Triochka est un trio de portés acrobatiques composé de Clémence (porteuse), Alice (voltigeuse et porteuse) et Marianna (voltigeuse). Toutes les trois se sont rencontrées en 2016 au sein du projet Les Voyages de la Compagnie XY.

 

Quelques essais ont suffit pour montrer les innombrables possibilités que pourrait offrir ce trio aux gabarits proportionnés tels des poupées russes.  

Toutes les trois habituées aux grands collectifs, la possibilité de profiter d’une relation privilégiée et d’un travail acrobatique régulier leur a rapidement plu. C’était l’occasion d’un travail plus personnel menant à une symbiose plus grande et à une recherche de précision dans le travail technique.  

Grâce à leur pragmatisme et à leur efficacité, une longue liste de projets acrobatiques s’est constituée dès la première résidence in formelle. En mai 2018, La Triochka voit le jour …  

 

Deux disciplines principales sont choisies, un numéro est créé dans chacune d’entre elle. Vitaline; numéro de jeux icariens au ton ironique et décalé et Triptyque ; numéro de colonnes à trois sensible et vertigineux.  

Grâce à la participation à quelques cabarets, le trio se fait connaître petit à petit et a la chance de participer à quelques évènements ponctuels comme le Défilé Haute Couture Printemps-été 2019 de Dior avec la compagnie anglaise Mimbre et le 69e Congrès de la FIFA, coupe du monde féminine avec la compagnie anglaise Barely Methodical T 

 

Aujourd’hui, La Triochka continue de profiter de ce genre d’expérience tout en s’investissant dans la sortie de leur nouveau spectacle TopDown.  

 

LLABYELLOV
de CARLO CERATO

« Ceci est un solo. 

Il y aura du jonglage à l’intérieur. 

Il n’y a pas de véritable début. Nous commencerons simplement par parler de la définition du jonglage d’Erik Åberg, dans un tentative de « dwelling » [Vincent Focquet] avec le public. 

Ensuite, le matériel s’organise pour s’éloigner de plus en plus de cette définition, jusqu’à l’essence ultime du jonglage : une  méduse. 

tons, anneaux, balles. Plumes, glaces à l’italienne, moulin à vent en plastique, raquettes de badminton. 

Et encore catapultes, vikings, soldats, papillons, chaines. 

D’autres choses dont personne ne sait vraiment d’où elles viennent. 

Comme tout bons solos de jonglage, nous finirons par une mort dramatique. 

Et puis nous continuerons. 

Ironique, technique, original. 

Un collage abstrait en style « Folk Circus » [Jay Gilligan] d’explorations de jonglage, mais aussi formes, couleurs, costumes, textes, projections vidéo, sons, musique électronique et silence. Et des blagues. Beaucoup de blagues. Mais néanmoins, très peu de rires. Le tout présenté dans une situation « d’hyper-proximité » avec le public, implanté dans l’espace qui l’accueille. 

Style brut. 

Essayer d’écrire du cirque à partir du cirque.

Créer avec une méthode dramaturgique « suprématiste » [Kazimir Malevich] fondée sur le concept de « sensitivité » [Sebastian Kann], et probablement échouer.

Le résultat d’années à essayer d’être un meilleur jongleur et à toujours échouer. 

J’échoue beaucoup. Dans la vie. 

En général, je veux dire. 

Mais ceci n’est pas un spectacle sur l’échec.

Ceci n’est pas un spectacle sur ma vie. 

Espérons qu’il ne sera pas non plus sur le volleyball. 

Nous allons essayer de laisser le jonglage décider de quoi il s’agit, en traitant la technique comme générateur de « nouvelles formes », et non de « signes familiers » [Sebastian Kann]. 

Tels étaient les objectifs. Avons-nous réalisé tout cela? 

Eh. »

Carlos Cerato